Moelle noire - chancre sur tige sur tomate

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Rémi ADABio
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Moelle noire - chancre sur tige sur tomate

Message par Rémi ADABio » 30 juin 2020, 10:14

Réponse à Florian P., maraîcher à Revel (38), selon les symptômes décrits par téléphone avec photos à l'appui

Avec les éléments que tu m'as fourni je tombe sur la maladie de la moelle noire (bactérie).

Condition de développement :


Elle se manifeste souvent par temps couvert et humide. Elle semble être favorisée par une irrigation et/ou une fertilisation azotée excessive ; les plantes malades sont souvent très vigoureuses, avec une importante végétation, de grosses tiges et des tissus succulents. La maladie se manifeste fréquemment à la suite de périodes de temps couvert et/ou de nuits froides, en présence de fortes hygrométries sous les abris notamment. La présence d’eau sur les feuilles et la tige, ainsi que les plaies consécutives aux effeuillages réalisés sur la partie basse de la tige, la favorisent.

Multiplication dissémination :

Elle pourrait être déjà dans les sols portée par de nombreuses espèces sans que celles-ci ne l’exprime : chou brocoli, concombre, pomme de terre, fraisier, luzerne. Et elle rentre dans la plantes par des blessures (plaies de tailles ?)

Mais aussi arriver par l’extérieur : transmissible par la graine (producteurs de semences), par l’eau d’irrigation (quelle est ta ressource ?)

Quoi faire ?

Malheureusement, quand les symptômes sont visibles il est trop tard pour intervenir, mais il est nécessaire de stopper l’apport d’azote et éventuellement apporter de la potasse (patentkali) pour renforcer les tissus. Il faut aussi limiter l’irrigation. Aérer au maximum les tunnels pour assécher le feuillage. Eviter les plaies de tailles et les soigner avec badigeon de cuivre/argile. Réaliser les opérations de tailles et de récoltes uniquement quand les plantes sont sèches et en réservant les plantes les plus attaquées pour la fin. Désinfecter les outils de tailles (sécateurs), ou privilégier la taille manuelle. Arracher les plantes les plus affectées en évacuant les déchets (avec racines si possible).

Par ailleurs des traitements cuivre (bouillie bordelaise) pourraient limiter l’expansion de la bactérie ou autrement utiliser un bacillus subtillis (Serenade)

Les symptômes s’estompent lorsque les températures remontent et l’air ambiant s’assèche. Les plantes peuvent vivre avec si elles ne sont pas trop affectées
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