CR du tour des cultures de petits fruits à Vourey

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Jean-Michel ADABio
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CR du tour des cultures de petits fruits à Vourey

Message par Jean-Michel ADABio » 27 août 2015, 09:25

le Mercredi 24 Juin 2015 à la ferme du May à 38210 Vourey
s’est déroulé un tour des cultures de petits fruits sur le thème de la lutte contre la drosophile suzuki.
Pour Jean-Noêl Roybon, tout d’abord, pour limiter la pression de ce nouveau ravageur, il faut éviter d’attirer de l’attirer dans les cultures. Aucun fruit en surmaturation ne doit rester dans les parcelles après récolte.. Tous les fruits trop mûrs tombés au sol doivent être soigneusement ramassés. Des passages de récolte réguliers sont nécessaires au moins tous les deux jours.
Les fruits atteints doivent être rapidement éliminés. Ils ne doivent en aucun cas être mis au compost, mais doivent être stockés dans un récipient hermétique ou dans de l’eau savonneuse. Privées d’oxygène, les larves meurent rapidement. Ces déchets doivent être brûlés ou jetées dans une fosse à purin. Pour la mouche de la mangue qui est plus grosse, au lieu de brûler les fruits atteints, les producteurs les placent dans un récipient fermé par un filet dont la maille ne laisse pas passer la mouche mais permet la sortie de l’hyménoptères parasite. Ce récipient s’appelle l’ »augmentarium » puisqu’il préserve les auxilaires parasites qui peuvent sortir du récipient pour aller se reproduire alors que la mouche de la mangue est prisonnière. Pour la drosophile, il est possible d’utiliser les filets du commerce à petite maille 1.38 x 1.38 mm que Jean-Noël avait commandé en Juin pour les fraises.
Mise à part les filets, Jean-Noël a également testé le piégeage massif. Pour commencer, il a commandé des pièges Riga qui sont de petits pots plastiques operculés contenant un liquide attractif rouge, couleur qui attire la drosophile. Ces pièges après perforation sont placés tous les 2 mètres à l’ombre au niveau des fruits. Pour les framboises, Jean-Noël a opté pour une fabrication maison car le piège Riga jetable coûte prés d’un euro pièce et en plein air il faut encore acheter une protection pour la pluie. Dans une bouteille en PET fermée, si possible de couleur rouge, percer 5 à 10 trous de 3 mm de diamètre. Remplir le bas de la bouteille soit
-d’un mélange composé de 1/4 de vinaigre de cidre, 1/4 de vin rouge, ½ d’eau avec une goutte de savon liquide et quelques gouttes de sirop de framboises ou de sureau.
- d’ un autre mélange composé d’1 cuillère de levure sèche active, de 4 cuillères de sucre dans 350 ml d’eau. Ajouter un sirop rouge pour colorer le liquide si on ne dispose pas de bouteilles rouges.
Dans les cultures de framboises, dés que les fruits ont commencés à rougir, les bouteilles ont été suspendues au niveau des fruits dans les endroits ombragés et aux limites des parcelles. Le liquide attractif a été changé toutes les deux à trois semaines. Au départ la densité a été de 1 piège / 40 m2 (250 pièges/ha), puis ensuite, les bouteilles ont été placées tous les 2 mètres.
Le dispositif semble avoir fonctionner puisqu’il y a eu très peu de dégât. Cependant, cette technique est à vérifier plus tard en saison, en dehors des épisodes de canicules que la drosophile n’aime pas.
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