Surfaces fourragères

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Catherine ADABIO
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Surfaces fourragères

Message par Catherine ADABIO » 29 mai 2019, 09:38

IMPLANTATION de Prairies sous Couvert

L'enjeu de la réussite de l'implantation des prairies est d'autant plus fort en système biologique, avec l'objectif d'autonomie maximale.

Hors les conditions climatiques semblent de plus en plus compliquées.

Dans ce sujet, nous essaierons de vous faire part d'expériences de producteurs sur leurs semis de surfaces fourragères.

En attendant, voici les essais réalisés sur les Implantations sous couvert de Méteils, à la Ferme de Thorigné d'Anjou, ferme expérimentale conduite en Bio depuis 20 ans :

Implantation des prairies sous couvert : un levier face aux aléas climatiques
Catherine ADABIO
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Améliorer la robustesse et la productivité des prairies

Message par Catherine ADABIO » 07 nov. 2019, 15:16

Le 27 septembre 2019, l’ADABio et le Syndicat isérois des rivières Rhône aval ont organisé une journée de sensibilisation autour de la productivité des prairies et de leur résistance à la sécheresse. Les 8 agriculteurs présents ont pu échanger avec le formateur Maxime Vial (société Vial Prairies) et observer, sur le terrain, les caractéristiques des différentes espèces fourragères.

Quelques points clés à retenir pour la pérennité de la parcelle :
o Ce n’est pas la parcelle la plus verte qui a la meilleure valeur alimentaire. Il faut dissocier la couleur de l’herbe de ce qu’elle apporte.
o On applique à des prairies naturelles permanentes les pratiques de prairies à flore précoce : ça ne peut pas marcher ! Un excès de fertilisation sur prairies permanentes va entraîner la perte d’espèces et la réduction de la production.
o Pour garder une luzerne longtemps productive, mieux vaut la faucher haut (6-7cm) et la laisser fleurir une fois dans l’année.
o L’observation du feutre racinaire est un bon indicateur de l’état de la prairie. Il est observable en réalisant un « test bêche » à l’automne.
o Le passage d’une herse étrille permet d’amener de l’oxygène dans le sol et de favoriser la dégradation du feutre racinaire. Cette pratique permettra de « redonner un coup de boost » à la prairie.
o Pour couvrir le sol et éviter notamment le développement de l’ambroisie, on pensera à utiliser dans tous les mélanges du trèfle blanc nain (variété Huia), du pâturin des prés ou de la fétuque rouge.

Pour augmenter la robustesse d'une prairie face à la sécheresse :

o Apporter de la matière organique (par compost ou fumier) pour augmenter l’activité biologique du sol. De plus, plus un sol est riche en matière organique, plus il retient l’eau.
o Augmenter le nombre d’espèces et de variétés qui composent la prairie. Mélanger graminées, légumineuses, autres espèces telles le plantain, la chicorée, la pimprenelle… elles apportent des minéraux qui manquent souvent au troupeau.
o Favoriser la constitution de réserves via une fauche haute qui ne touche pas la gaine des graminées (par exemple, ramener la fauche de 4 à 7cm). Idem après une implantation
o Choisir des variétés ou écotypes plus robustes et peu agressifs qui demandent moins d’intrants. Par exemple : paturin des prés, fétuque élevée, fétuque rouge, dactyle, pimprenelle, chicorée, plantain

Un compte rendu complet de la journée :
CR_formation_robustesse_des_prairies27sept2019_VF.pdf
Compte rendu
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